Le Grelh rouergat

Qui est le Grelh Roergàs ?

Pour certains c'est le Grillon, la bestiole qui chante dans les prairies du pays. Elle annonce la bonne saison qui retourne dans notre Rouergue aimé. Ils ont bien raison, parce que les Grillons chantent notre belle langue d'òc. Nous tenons à la maintenir, à la diffuser et à la conserver.

Comment est nait le Grelh Roergàs ? Le Grelh naquit à l'initiative d'Enric Mouly, de Compolibat (Rouergue). Il était instituteur à la Vinzelle, commune de Grand Vabre. C'est là, en souvenir de l'Abbé Bessou, qu'en 1921, il créa cette association. Il n'était pas seul, il avait pour compagnie d'autres amis, tels que Joseph Vaylet, Eugene Seguret, son épouse Calelhon, et bien d'autres.
- Ils se donnèrent comme objectif "notre langue", dans toute sa diversité.
- Ils organisèrent chaque année une fête en son honneur.
- Ils s'attachèrent à publier des livres écrits en rouergat, afin d'aider ceux qui savent lire à mieux connaître leur langue et leur culture. Ainsi naquirent romans, poésies, chansons qui firent la renommée du Grelh Roergàs. Une bonne centaine d'œuvres s'épanouirent au fil des ans. Bon nombre d'entre elles sont naturellement épuisées, mais le catalogue actuel en offre bien une grosse soixantaine.

Les manifestations festives :
En 2009, les Grelhons honorèrent deux membres de son Conseil d'Administration : le Majoral (du félibrige) Georges Girard de Millau, et le Maître d'Œuvre Louis Valès d'Aguessac. Deux jours de festivités marquèrent donc cette Saint Justin tant à Aguessac, comme à Compeyre : visite de la maison de Claude Peyrot a Pailhas au cimetière de Millau sur la tombe d'Emma Calvé, première "reine du Grelh", et aux ruines du château de Pris, du Comte Raimond VII, près de Creissels. Il s'éteignît à Millau. Il fut le dernier comte raimondin de Toulouse. Chaque année, notre association organise son Assemblée Générale, au mois d'Août en un lieu différent pour fêter un poète ou fêter un souvenir, et cœtera.
Cette année 2010, les Grelhons se sont rassemblé les 4 et 5 Aout, à Castelnau de Mandailles. Une plaque, bien illustrée, y dit l'honneur porté à la langue, au félibrige, au Grelh et particulièrement à Artemon Durand, dit "lo Picoral". Cet homme, instituteur de ce village, nous a laissé une œuvre remarquable, surtout en occitan, sous le titre : "Poèmes et Chansons".
À toutes ces manifestations assistent beaucoup de personnalités. Elles soutiennent notre action, font honneur à la langue, à ses usages et à notre région.

À cette occasion sont édités, bon an mal an, deux ou trois livres. Ils se vendent par souscription et sur les comptoirs (fêtes, salon de livres, etc.). En 2010 trois livres ont été publiés :
- Tangò en Roèrgue : roman occitan-français de Serge Gayral. Une jeune fille orpheline, à Buenos Aires, est à la recherche de ses racines, qu'elle trouvera en Rouergue.
- Racontes risolièrs d'Òlt : L'auteur Pierre Brayac, avec la traduction française, nous conte en 34 épisodes amusants, des morceaux de vie rurale. - Un rai de solelh per cada jorn :
-"aux petits bonheurs des jours", en occitan et en français. Sont des textes poétiques d'Yvonne Portalier, de Rodez, adaptés en occitan par la plume de Maurice Boni, rédacteur en chef de la revue Canta-Grelh.

Le bureau et son Conseil d'Administration s'efforcent de répondre attentivement à l'attente de ses membres et de ses lecteurs. Ce qui amène des "Plumes Nouvelles". Ces conteurs sont la bienvenue. Nous les accueillons avec joie et enthousiasme.
C'est dans cette idée que nous avons créé dans notre revue trimestrielle "Canta-Grelh", une rubrique spéciale à leur intention. Ils peuvent s'exprimer dans la langue qu'ils connaissent. En effet, la langue de notre Rouergue peut s'honorer d'être diversifiée. Ce patrimoine abondant se doit d'être conservé et protégé. C'est l'objectif que c'est donné le Grelh Rouergat.
C'est une référence pour tous les parlers d'Occitanie. Il s'adapte à toutes les langues du Midi. Il se comprend de Bordeaux à Nice, jusqu'à l'Italie, de Clermont Ferrand à Barcelone et, au Val d'Aran. Nombreux sont les étrangers qui la parlent et qui l'écrivent. Même certains, nous donnent des leçons ! Elle a une âme. Son écriture nette, venue des troubadours, se doit d'être aimée, respectée et transmise.
Ceux qui parlent "le patois", comme il se dit, avec une bonne volonté, sauront vite s'adapter. La phonétique donne seulement une prononciation locale fondée sur l'écriture française. Elle est comprise dans un territoire réduit et non comprise en dehors. Il faut savoir, que du Nord au Midi, et du Levant au Couchant du département, le langage change. Il est différent et ne sonne pas pareil aux oreilles. Pour une meilleure compréhension il a été nécessaire de normaliser l'écriture. C'est pareil pour le français. Si chaque personne, dans son coin, écrivait à son idée, ce serait une cacophonie ! Les querelles ne s'achèveraient pas.
La revista Canta-Grelh : est un petit journal de 32 pages qui parait chaque trimestre. Il porte les nouvelles de la vie occitane et beaucoup de pages consacrées à des contes, des poèmes e bien sur des conseils pour écrire correctement notre langue. Les "plumes nouvelles" y sont bien accueillies. L'abonnement annuel, augmenté de la cotisation d'adhésion au Grelh coûte : 21 €.
Pour avoir des renseignements, vous pouvez vous adresser à : Lugans Bedel, 26 rue Ozenne 31000 Toulouse, Tél. : 06 65 06 69 98 Jean-Yves Fourrier, la Rivière du Piboul, 12120 St Juliette de Viaur, Tél. : 05 65 69 52 02